Les dîners d'Éloïse en théorie.
Le concept : des chefs à domicile positionnés sur le créneau gastro (nomique s'entend, et pas entérite ^^). Le chef se déplace pour faire sa popote chez toi. Il s'adapte à ta cuisine, se débrouille avec ton matos, apporte aussi le sien. En option, tu peux même demander à manger dans de la belle vaisselle. Le chef fait la cuisine, le service (du moins si t'as pas invité whatmille potes... sinon, il faut compter un serveur) et le rangement. Quand il te quitte, tu es repus et ta cuisine, propre comme un sou neuf. Pas de dernier métro/RER/taxi à prendre. Tu auras dîné au restaurant... chez toi.

Le tandem fondateur : Emmanuel Cotsoyannis et la chef Joyce Levi (qui a notamment fait ses armes chez Joël Robuchon-Et-bon-appétit-bien-sûr-!).

Question pour un champion : Et qui est donc cette fameuse Éloïse ?. Réponse marketée d'Emmanuel : Quand on a voulu lancer notre marque, on a vite remarqué que nos concurrents avaient des noms plutôt impersonnels. Nous, on voulait une marque plus intime et surtout féminine car, il y a encore peu de femmes chefs reconnues en France (les plus connues étant Anne-Sophie Pic et Hélène Darroze). Joyce ne voulait pas qu'on utilise son prénom. Elle s'est souvenu d'Héloïse, une personne qui a marqué sa formation culinaire. On a retiré le "H" pour faire plus classique, en hommage à la cuisine de Joyce dont la particularité est de revisiter les classiques.

Il existe trois gammes de menus : saveurs et couleurs du marché (75 €), éveil des sens (105 €) et dégustation (160 €). La différence de prix se justifient par les produits (dans le menu le plus cher, on trouvera de la truffe, du homard, de l'agneau de lait) et techniques utilisés (dans le menu le plus cher, il y aura plus de cuisson longue, à basse température, des émulsions...). Les prix incluent la prestation de service. Pour plus de détails, je te renvoie vers www.lesdinersdeloise.fr.

Ces menus changent environ tous les deux mois et les produits en fonction des saisons.

Quand Emmanuel demande à Joyce de détailler son menu de la saison (d'hiver donc), c'est la passion qui parle. Joyce ne défend pas un menu plus qu'un autre et reconnaît même s'amuser davantage avec le menu entrée de gamme dans lequel l'originalité est permise : Dans le menu haut de gamme, on utilise des produits nobles. Leur qualité est déjà un gage de saveurs uniques. Le respect, plus que l'originalité, est de mise. Pour moi, quand ces beaux produits sont bien cuits et bien assaisonnés, le pari est déjà gagné ! Sur des produits plus "simples", j'ose davantage la transformation, les mélanges...

Les mots fusent (gelée de pomme,mousse au cidre, bavarois de figue, soupe au praliné) et me donnent l'eau à la bouche. Ca tombe bien, on nous sert l'apéro.

Les dîners d'Éloïse en pratique.
Nous sommes six blogueurs à être conviés.
Joyce nous reçoit chez elle pour nous faire découvrir en avant première son menu de Noël 2011 (prix public conseillé : 160 €). C'est plutôt drôle et bien vu de se retrouver au domicile du chef d'un concept chef à domicile.
Nous dînons en compagnie d'Emmanuel et de Caroline Lacherez, la directrice marketing et communication de la marque. Joyce est au fourneau et au service.

La table est joliment dressée (je donne 10 sur 10 !). Coup de foudre pour la vaisselle (collection Hémisphère Satin de J.L Coquet) !

Tout est délicieux et parfaitement présenté.

Un trio d'apéritif. Filet de bœuf en chimichourri, gambas en habit de pomme verte et carotte, corn maki de foie gras.
Amuse-bouche. Saint-Jacques contisées à la truffe en habit vert, jus de coriandre.
Entrée. Foie gras mi-cuit en gelée de pain d'épices au Monbazillac ; crème brulée de foie gras et cassonade au pavot noir ; foie gras en cromesquis et rosace de figue confite au Porto.
Le poisson. Homard de nos côtes (aka Breton mais il est désormais interdit de l'appeler ainsi) au naturel, émulsion corsée de crustacés, gingembre et citronnelle.
La viande. Chapon braisé, jus à la truffe, cannelloni au foie gras et cèpes et suc de persil
Les fromages. Comté 18 mois, camembert et Shropshire (une sorte de bleu jaune). Ces fromages sont tous affinés à Paris par Philippe Alléosse dans ses caves parisiennes (mmmm ! Une idée pour un futur post).
Le dessert. Le cube de Noël à la framboise et au chocolat réalisé par la pâtissier plein d'avenir, Guillaume Levron, qui a officié chez Pierre Hermé, Lenôtre et Ladurée (scusez du peu !).

Un vrai dîner de Noël (avant l'heure) où l'on cale à la bûche ! Un grand merci à Joyce, Caroline, Noémie et Emmanuel.

Confessions intimes. J'ai passé une agréable soirée, fait la connaissance de blogueurs sympas, savouré des mets succulents. Juste, j'ai eu l'impression d'être une blogueuse old school : la seule à prendre des notes, à ne pas pianoter frénétiquement sur son smartphone, à ne pas tweeter, à ne pas vénérer les animaux de compagnie et l'avant-dernière à avoir rédigé l'article sur la soirée ! Bref, j'ai participé à une soirée de blogueurs.

Les dîners d'Éloïse
www.lesdinersdeloise.fr
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